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Nom De Domaine

17 Oct 2026 | GUIDES

macbook-front

Pour exposer et partager sur le Web tes applications auto-hébergées qui le nécessitent (un site web, un serveur multimédia, un partage sur cloud personnel...), il te faudra associer l'adresse IP de ton réseau à un Nom De Domaine (NDD) fixe afin de garantir un accès fiable à distance.

Il est possible d'auto-héberger sans acheter de nom de domaine avec un DDNS gratuit, mais cela impose des compromis significatifs en termes de fiabilité, de sécurité et d'accès externe.

i G SOMMAIRE

1. NDD vs DDNS

Utiliser un service DDNS gratuit

  • Avantages : Coût nul et configuration simple.

  • Inconvénients : Tu obtiens un sous-domaine (ex : monsite.ddns.net) ce qui manque de personnalisation et de professionnalisme. La fiabilité dépend du fournisseur, et l'accès externe peut être restreint par certains FAI.

Acheter un nom de domaine

  • Avantages : Tu possédes une adresse propre (ex : monsite .fr) et personnalisée, permettant une gestion avancée (sous-domaines multiples, emails personnalisés). C'est la solution recommandée pour un usage sérieux ou un accès externe fiable.

  • Coût : environ 10 €/an pour des extensions comme .fr

En résumé : Pour un test local ou un usage très occasionnel, le DDNS gratuit suffit. Pour un accès externe stable, sécurisé et professionnel, l'achat d'un nom de domaine avec une adresse email personnalisée gratuite  est indispensable.

Cloudflare

Un grand nombre de sites spécialisés dans l'informatique et l'auto-hébergement te conseillent de souscrire chez Cloudflare, le géant du web. Si tu veux dépendre d'un tiers de confiance en allant à l'encontre des principes d'autonomie et de souveraineté des données, libre à toi. Son usage incluent : 

Perte de confidentialité et interception TLS des visiteurs et peut décrypter tout le trafic avant de le renvoyer à ton serveur, ce qui signifie que l'entreprise a accès à tes données en clair, même si tu utilises HTTPS.

Violation du principe d'autonomie en dépendant d'un géant du web pour le DNS, le CDN ou des tunnels et, crée un verrouillage technique et une vulnérabilité si le service est suspendu ou modifié.

Utiliser Cloudflare signifie que le trafic d'une grande partie du web passe par une seule entité. Si tu es soucieux de la surveillance de masse et de la concentration du pouvoir sur Internet, passe ton chemin. Il y a quinze ans, l'expression à la mode était "Google est ton ami"... Je ne pense plus qu'aujourd'hui cette maxime soit encore d'actualité...

2. Pré-requis

Si tu veux héberger ton serveur, les deux principales conditions sont :

Obtenir une IP publique dédiée. Aujourd'hui face à l'épuisement des adresses IPv4, les opérateurs utilisent le "CGNAT", (technologie qui permet à plusieurs dizaines, voire centaines d'abonnés de partager une même adresse IP publique en attribuant à chacun une adresse IP privée au sein du réseau de l'opérateur). Actuellement, chez l'opérateur Free cette opération s'effectue en un clic sur ton interface de gestion. Chez les autres opérateurs, il te suffit d'en faire la demande (gratuit).

Obtenir une IP publique Fixe, qui ne change pas dans le temps. Comme pour l'IP publique dédiée, il te faut en faire la demande à ton opérateur. Dans le cas où cette opération ne peut s'effectuer simplement (refus de l'opérateur ou surcoût), pas d'inquiétude et vérifie que le registrar choisi propose (gratuitement) un "système" de DDNS pour rediriger ton Nom De Domaine sur ton IP même en cas de changement de celle-ci.

3. Choisir son NDD

Commence par choisir un nom qui représente ton activité, en privilégiant un nom court et facile à mémoriser.

Le choix de l’extension – TLD – dépend de ta cible le .fr est adapté à la France, tandis que le .com est plus commercial et international. D’autres extensions comme .net, .org, .info, ou des extensions locales – comme .bzh pour Bretagne – peuvent être pertinentes selon ton activité.
Si le nom de domaine souhaité est indisponible, tu peux envisager une alternative avec un tiret, un synonyme ou une autre extension.

Avec ton Nom De Domaine (NDD), tu peux par la suite décliner autant de sous-domaines que tu attacheras aux services que tu héberges et sans supplément de prix. Le sous-domaine est une extension d’un domaine principal, placée avant le nom de domaine dans une adresse URL. Par exemple, si tu achetes toto.fr, tu peux créer monsuperblog.toto.fr, mesmedias.toto.fr, monwiki.toto.fr, etc.

3.1. Le registraire

Une fois le nom choisi, tu l’achetes auprès d’un registraire, ou appelé aussi registrar, accrédité par l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), qui est l’organisme mondial responsable de la gestion des noms de domaine.

En France, OVHcloud est le principal leader reconnu. La liste est assez conséquente avec entre autres, Namecheap, Hostinger, LWS, GoDaddy, IONOS, o2switch … 

Mon préféré, demeure Infomaniak qui se démarque par son engagement écologique, offrant une solution 100 % énergies renouvelables, ainsi qu’un support client très réactif et propose une gamme complète de services, une adresse courriel hébergée comprise dans le prix – attachée bien sûr à votre NDD et une suite de gestion des services moderne et ergonomique.

Ces entreprises offrent aussi des services d’hébergement, type Cloud, Sites, VPS etc. Mais si tu optes pour l’auto-hébergement, objet de cet article, l’achat du NDD avec son adresse courriel attachée suffiront. 

3.2. Disponibilité et achat

Généralement, sur la première page d’accueil du registraire choisi, ou à défaut via un lien, tu vérifies la disponibilité du domaine choisi.

Le registraire – hébergeur te proposera diverses options complémentaires. Tu peux généralement souscrire à celles-ci ultérieurement, si besoin. Tu crées ton compte client et d’accès à l’interface

L’hébergeur registrar propose des formules d’hébergement. Dans le cadre d’un auto-hébergement, tu n'as besoin que d’un NDD avec, de préférence, une adresse courriel dédiée.

Atteste que tu seras le propriétaire du NDD ainsi que son inscription au Whois, un protocole et un service de recherche permettant d’accéder à des informations publiques sur les noms de domaine, les adresses IP ou les systèmes autonomes sur Internet.

Et procède au paiement.

4. Rediriger son NDD

1. Trouve ton IPv4 publique. Le plus simple demeure de la trouver sur l’interface de ta Box ou à défaut de faire une recherche sur des sites comme https://www.mon-ip.com/

2. Identifie-toi et accéde au tableau de bord du registraire hébergeur choisi et ouvre l’onglet de gestion du Nom De Domaine. Ouvre la section du NDD concerné. Puis, la section Zone DNS et Ajouter un enregistrement DNS.

3. Choisis dans la longue liste qui s’affiche : le Type A – qui correspond à une adresse IPv4.

4. La fenêtre Source devant ton Nom De Domaine peut rester vide si tu souhaitez rediriger simplement sous ce nom.

Pour créer, un sous-domaine, (tu peux en créer autant que tu veux sous la même IP), indique le préfixe de ton choix (ici pour l'exemple "test".morgyann.bzh). Tu pourras lier par suite ce sous-domaine créé à l'application de ton choix avec un Proxy-inversé.

5. Dans la fenêtre Valeur, indique l'IP publique de ta Box.

6. Le TTL détermine la durée de mise en cache des enregistrements. Un TTL trop bas surcharge les serveurs, tandis qu'un TTL trop haut ralentit la propagation des modifications. Pour une première modification, tu peux le descendre à 15 minutes pour une configuration rapide ; cependant par la suite, il est conseillé de le redéfinir sur la valeur par défaut (1/2 heure - 1 heure).

7. Enregistre et c'est tout... pour le registraire. Il te faut maintenant configurer ta box/routeur et ton Proxy-Inversé au(x) (sous-)domaines créés pour les "lier" aux applications respectives que tu souhaites exposer sur le web.

IPv6

Faut-il renseigner une IPv6 ? Si ton serveur personnel héberge un site web, un cloud, un serveur multimédia ou d'autres services accessibles depuis Internet, voici ce que je te conseille.

  • Ton serveur est accessible en IPv4 et cela fonctionne déjà = l'IPv6 n'est pas indispensable.
  • Ton fournisseur d'accès t'attribue une IPv6 publique et ton serveur est configuré pour l'utiliser = ajouter une IPv6 peut être éventuellement, intéressant.
  • Tu n'as pas vérifié si ton IPv6 fonctionne depuis Internet = Ne renseigne pas une adresse au hasard.

Une précision importante : une adresse IPv6 publique ne nécessite généralement pas de traduction d'adresses comme le NAT en IPv4. En revanche, le pare-feu de votre box et celui de votre serveur doivent autoriser les connexions entrantes nécessaires.

En résumé, bien que les IPv6 deviennent la nouvelle norme en raison de la pénurie d’adresses IPv4, la configuration des apps web ne permettent que difficilement, et actuellement, une configuration sécurisée, fiable et fonctionnelle.